Avocat-Député au Grand Conseil

25/08/2013

'Gouverner c'est voler...'

Dans la Rome antique, déjà, l'impôt par trop élevé, suscita protestation et qualificatifs peu élogieux envers l'Etat. Le très dévoué Colbert, ministre du Roi Soleil, lorsque sollicité de ses conseils afin de remplir les caisses de l'Etat, eût ce bon mot: En matière d'impôts 'l'art est de plumer la volaille sans trop la faire crier'. Or à Genève on hurle. L'impôt, très supportable pour ceux à l'origine de l'élection de notre personnel politique, insupportable pour les classes moyennes et carrément confiscatoire pour les plus aisés, semble conforter l'opinion aujourd'hui très largement partagée, qu'il vaut mieux taxer le vice plutôt que de continuer à rançonner la vertu. Il faut le savoir, Genève est un enfer fiscal, même comparé à notre voisin français. Cela n'est pas peu dire! Un impôt, personnes physiques, cantonal et fédéral cumulé, avant AVS et avant impôts ne dépendant pas de la capacité contributive (taxe prof. communale, impôt immobilier complémentaire et autres impôts indirects), de plus de 70% est la règle pour ceux qui contribuent à plus de 65% des recettes fiscales. Ajoutons l'AVS et autres taxes, notamment liées à la propriété immobilière, et le cap des 90% d'imposition est allègrement franchi. Et cela malgré l'existence à Genève du bouclier fiscal! 'Trop généreux envers ces riches profiteurs!' s'écrie la gauche! Il serait urgent, selon ces acharnés de justice sociale, c'est à dire, c'est à dire ceux à qui les recettes vont profiter en premier lieu, de supprimer le bouclier fiscal, afin que l'insupportable 10% de revenu résiduel soit également englouti dans le trou noir et abyssal des dépenses publiques. Pour les 'riches' une imposition de 100% et plus se devra, cas échéant, d'être supporté sans rechigner. Et s'ils ne sont pas contents, ces infâmes profiteurs n'ont qu'à continuer à étre 'riches', mais ailleurs! Les plus lucides comprennent cependant que cette logique se doit d'être rapidement inversée, que les vrais profiteurs doivent être rapidement demasqués et qu'il convient de créer, sans délai, des conditions fiscales-cadre, afin qu'effort, travail et sacrifice fassent encore sens dans une société réellement au bord du gouffre.

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