Avocat-Député au Grand Conseil

09/08/2014

Plus de logements: Pour la Gauche, les Asloquistes et Antonio Hodgers, c'est NON!

Les masques tombent!


Pour la galerie on fait mine de réclamer plus de logements, mais en réalité, et plus personne n'est dupe, on fait tout pour qu'aucune construction ne voie le jour!


Les socialistes, leur bras armé l'Asloca, EAG et leur fidėle allié, le Conseiller d'Etat vert, Antonio Hodgers, le savent fort bien, une amélioration de la crise du logement rime avec une perte d'électeurs, et cela ils ne peuvent se le permettre!


Dės lors, ces formations d'opérette continuent de vouloir faire illusion en réitérant fausse déclaration tonitruante sur mensonge éhonté.


Mais l'illusion cesse de faire recette.


La population genevoise réclame plus de logements à loyers abordables, et ce sans plus attendre.


Et c'est précisément ce que le projet de loi sur la conversion des locaux commerciaux en logements (PL 11394) se propose de rendre possible!


A quoi bon vivre à Genève avec 351'600 m2 de locaux d'activité vides ou vacants?


Ne serait-il pas plus favorable à nos demandeurs de logements de bénéficier de centaines de logements en plus, à loyers modérés et cela sans devoir construire un m3 supplémentaire?


Bien évidemment, s'exclame l'ensemble des partis progressistes (PDC, PLR, UDC et MCG)! Ce n'est que bon sens! Et le projet de loi a été majoritairement adopté en Commission du logement.


NON, s'étrangle la Gauche conservatrice avec Antonio Hodgers, même s'il est évident que ces logements seraient les bienvenus, cela diminuerait notre emprise sur l'électorat genevois!


Ainsi, à nouveau, ces funestes formations politiques trahissent, sans vergogne, ceux et celles qu'elles ont pourtant juré de défendre et protéger.


Pour des raisons tenant à la défense de leurs intérêts propres. Pour le pouvoir. Et pour les privilėges qui vont avec.


En sus, les Forces de l'Axe du Bien' ont promis un référendum aprės adoption du texte par le Grand Conseil.


Nous répondons à cela, en cœur: Chose promise, chose due!


Le référendum est le plus beau cadeau et la meilleure nouvelle que la Gauche nous offre.


Elle fournira l'occasion aux Nouvelles Forces de Progrės et à la population genevoise de réduire à l'insignifiance les partis responsables de la dégradation de nos conditions matérielles d'existence depuis des décennies.


J'en fais le serment à tous ceux qui nous ont élu et qui nous ont accordé leur confiance.

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Commentaires

la deuxième partie de l'alinéa 4 de l'article 3 de la loi 11394 dit ceci:

"Le loyer ou le prix du local converti en logement ne
pourra être contrôlé que si le local était soumis à un contrôle des loyers ou des prix"

Je pense que la divergence réside en cette partie du projet de loi (je peux me tromper).

Si je suis votre logique je dirais ceci:
Il est évident que si les surfaces commerciales avaient été subventionnées à la construction, il serait normal que le contrôle du loyer puisse continuer à s'exercer. Mais si ces surfaces étaient construites avec des fonds entièrement privés, on concevra que l'état ne pourra pas revendiquer ce contrôle.

Mais nous savons que la plupart des locaux commerciaux et industriels a été construite dans des zones spécifiques qui lui ont été dédiées et équipées d'infra-structures importantes, tout aussi spécifiques, avec des fonds publics.

Au regarde de la loi proposée, il y a une formulation alambiquée
La première partie de l'alinéa 4 de l'article 3 dit ceci:

" Il n’y a pas de changement d’affectation au sens de la présente loi lorsque des locaux à usage commercial, administratif, artisanal ou industriel sont affectés à l’habitation"

Comment alors ne pas changer d'affectation alors que les transformations sont destinées à une affectation qui va changer radicalement la topographie et la métaphysique de la zone et que celle-ci va entrainer une revue complète pour des équipements additionnels et des aménagements lourds pour son intégration dans le tissu fonctionnel urbain.

Si une autre affectation à ces locaux ressort d'une volonté politique, pourquoi ne pas la dire et l'écrire dans la loi pour qu'elle soit conforme aux réalités qui vont suivre? Et de la défendre jusqu'au bout avec des arguments (A moins que quelque chose m'échappe).

Ce changement concret implique de repenser le ré-aménagement dans son ensemble, ce qui correspond à un changement de philosophie organisationnelle et gestionnelle. Cela questionne directement le projet de loi lui-même et son sens qui devra être traduit dans le futur.

Pour quelle raison, donc, ne pas vouloir en tenir compte?

Ce qui serait intéressant, est de savoir quel type de bâtiments est éligible techniquement à la transformation en logements, où ils se situent et quels en seraient les coûts.

Si, pour leur transformation, on sollicite des fonds publics, il ne serait pas injuste de vouloir contrôler les loyers.
Je dirais même que ce serait une hérésie pour ne pas dire fraude que de se les aliéner par des ventes en PPE si d'aventure on cède à cette tentation (je suis d'accord, c'est une autre question pour une autre loi mais on peut y songer d'ores et déjà).

Vous dénoncez une partie de la classe politique cantonale, peut-on savoir sur quoi celle-ci fonde son opposition?

Écrit par : Beatrix | 09/08/2014

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