Avocat-Député au Grand Conseil

16/08/2014

Plus de liberté, moins d'État! L'exemple du déclassement du périmètre des 'Corbillettes'.

A Genève, nous avons le privilège de vivre sous un régime d'économie immobilière planifiée depuis maintenant quelques décennies. Résultat, on ne construit plus à Genève!

C'est ainsi qu'au terme d'un délai moyen de quinze ans (PLQ, autorisation, longueur administrative  et recours obligent) qu'un immeuble locatif, souvent aidé 'à la pierre' et logeant massivement des locataires 'aidés à la personne', voit finalement le jour.

Faute de visibilité et de rendement suffisant (les plans financiers de l'OLO sont plus 'administratifs' que le reflet de la réalité économique), l'enthousiasme d'entreprendre vient parfois à manquer.

Le contribuable genevois, quant à lui, sera sévèrement bousculé pour permettre aux immeubles de cette 'Nova Outa' d'émerger, alors que ce même contribuable est déjà sollicité à Genève au-delà des limites du raisonnable.

Le moment est venu de tirer la sonnette d'alarme.

On ne peut déclasser des terrains que vers de la construction d'économie planifiée en zone de développement.

Financièrement, cela n'est plus supportable pour Genève et cela ne fait plus sens.

Il nous faut d'urgence également du déclassement vers de la zone ordinaire ou il règne d'avantage de liberté et moins d'État.

Des 'barres à assistés', soit, mais alors construisons également des 'barres à contribuables' en zone de fond déclassée vers de la zone ordinaire, faute de quoi il ne sera bientôt plus possible de construire les premières.

Ainsi une saine proportion d'économie 'libre' se devra de frayer son chemin au travers de la jungle de lois, règlements et décrets, de toutes sorte et nature, afin de rééquilibrer l'économie de la construction qui, à l'évidence, par le truchement des recettes fiscales nouvelles, affectera directement, mais cette fois favorablement, les finances de l'État.

A cette fin, le choix des 'Corbillettes' est judicieux, à plus d'un titre (pas d'effet 'prix' par rapport au prix contrôlé), et son déclassement annoncé en zone ordinaire donnera l'occasion au secteur privé de gagner le pari que l'on peut construire plus rapidement et plus de logements à des prix et loyers abordables que ne le peut cette même économie immobilière lorsque elle est intégralement soumise au contrôle ou à la tutelle de l'État.

Qu'avons-nous à perdre à essayer? Cela pourra difficilement être pire!

 

 

 

 

 

 

 

17:06 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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