Avocat-Député au Grand Conseil

21/03/2015

La LDTR, une loi liberticide et anti-locataire de l'ère 'Grobet'.

La LDTR a été pensée et mise en place par la gauche radicale sous l'ère dite 'Grobet'.

Il s'agissait de trouver un instrument de dominance et de s'assurer d'un vivier électoral immuable, acquis à la gauche, afin de pouvoir régner sur le politique, au travers de la crise du logement (pas assez de logements).

Pareille législation carcérale n'existe que dans quatre cantons sur les vingt-six cantons suisses.

Inutile de préciser que Genève dispose de l'arsenal de loin le plus contraignant ce qui explique très largement la vétusté affligeante de son parc locatif.

La partie émergée de l'iceberg LDTR promet des loyers bas, le maintien d'un parc locatif, l'interdiction de toute vente d'appartement loué et le refus de tout changement d'affectation, le tout dans l'intérêt bien compris des locataires.

C'est la partie 'marketing' de la LDTR, sa face 'discours protecteur, généreux, cohérent et sensé'. Celui qui continue encore de tromper son monde.

Mais tentons une généalogie de l'imposture:

Le maintien du parc locatif, donc l'interdiction de toute vente d'appartement loué, est en fait motivé par le gel de la proportion de locataires, savoir 83% à Genève.

Réduire cette proportion en faveur de l'accession à la propriété, en ligne avec les invites constitutionnelles, cantonales et fédérales, se traduirait par une perte équivalente de voix acquis à la gauche.

Or l'accession à la propriété permettrait, grâce au taux bas, aux locataires d'économiser en moyenne plus de la moitié de leur loyer mensuel actuel et ce avec une visibilité sur plus de 15 ans!

NON! Hurle la gauche, cela annonce la fin du parc locatif, le retour des congés-ventes et de la spéculation!

Traduction: Pas touche à mes électeurs!

La fin du parc locatif? Et pourquoi? Ce n'est que le titre d'occupation qui change. Pas un logement n'est ajouté ou soustrait. Et en cas de départ, l'appartement acquis par le locataire serait tout simplement remis en location!

Congés-ventes? La gauche devrait enfin ranger cet épouvantail à moineaux. L'interdiction de résilier un bail en pareil cas est absolue selon le nouveau doit du bail fédéral. Le congé serait inéluctablement considéré comme  nul.

Et quant à l'éternel retour de la spéculation, on se demande bien quelle spéculation il peut y avoir à ouvrir la voie à pareille économie de loyer en faveur du locataire en place!

Conversion interdite! Le 14 juin 2015 aura lieu la votation populaire qui portera sur le fait de savoir si laisser plus de 200'000 m2 de bureaux vacants et plus de 165'000 m2 en construction va dans le sens de l'intérêt des locataires ou pas.

NON! Hurle la gauche, 'il faut les laisser vides et maintenir la crise du logement. Nous en vivons et nous en tirons tout notre pouvoir! Il ne faut surtout pas mettre des appartements aux loyers bas et contrôlés à la disposition des demandeurs de logements!'.

Or, la loi L 11394, votée à une très large majorité du Grand Conseil, permettra à des centaines d'appartements de toutes typologies de voir le jour, sans délai, les bâtiments existants déjà.

Et contrairement aux affirmations de la gauche, les loyers seront abordables et contrôlés.

Pour les rénovations, sous le prétexte électoraliste de fournir des appartements à bas loyers à la population, constatons que le prix dissuasif de CHF 3'405.-/ pièce/ année n'incite évidemment pas à effectuer des travaux, d'où la vétusté du parc locatif.

Et notons qu'avec l'étau LDTR un appartement de 4 pièces, entièrement rénové ne pourrait se louer à plus de CHF 1'135.-/ mois, alors que l'Office du logement autorise la mise en location d'appartements HBM, destinés aux personnes les plus démunies, à CHF 1'500.-/ mois et des appartements HM à CHF 1'770.-/ mois!

Encore une fois, il s'agit de maintenir la crise et un état de tension entre propriétaires et locataires, savamment exploité par la gauche.

Cela étant, l'intérêt bien compris des locataires va évidemment dans le sens d'une réforme de la LDTR et plus de 85% de la population genevoise semble aujourd'hui l'avoir très bien compris.

Il faut se rendre à l'évidence, le logement 'social' se trouve au sein du parc 'libre' et non pas au sein de l'économie immobilière planifiée, notamment telle que pratiquée en zone de développement.

L'exploitation odieuse de la gêne, par la gauche, des plus défavorisés et sa croisade contre la propriété, afin d'asseoir la puissance de son appareil d'État, se doivent d'être dénoncés.

La continuation du régime LDTR mènera le logement genevois à sa perte, et ce au détriment des locataires, des propriétaires et de l'État.

Il est grand temps que cela se sache et que cela change!






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Commentaires

Et dire qu'en France, juste à côté, les banques financent votre projet immobilier à 110%.
Oui, 110%, pour payer sa maison et les meubles qui vont avec.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 20/03/2015

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