17/08/2018

A Genève, le logement est une arme de manipulation 'politique'.

Transformation de bureaux en logements: La désinformation continue!

On a pu entendre de la part notamment du Département concerné (DT, ex DALE), que seuls une trentaine de logements ont ainsi été créés.

Étant à l'origine de la modification de la LDTR qui permet une transformation 'libre' d'un bureau en logement (sous réserve d'une demande d'autorisation de construire en cas de travaux), sans contrôle LDTR des loyers, je m'autorise quelques observations et remarques:

1. La gauche n'a cessé de combattre la création de logements par conversion de bureaux car elle débouche sur des logements à 'loyers libres' (mais bien évidemment 'contrôlés' par le droit du bail) qui lui sont politiquement défavorables. Seul le logement contrôlé ou étatisé trouve grâce à ses yeux.

2. Selon les milieux professionnels, ce sont bien des centaines et non pas des dizaines de logements qui ont été créés depuis l'entrée en vigueur de la novelle (après votation populaire).

3. Enragée par le fait que cette source de création de logements, volontairement minimisée, échappe ainsi à la gauche, la parade trouvée par le Département du territoire (DT), en main 'verte', a été de prétendre que pareille conversion devait néanmoins être soumise à l'Art. 1 de la Loi sur les constructions et installations diverses (LCI).

Toute insoumission à cette interprétation de la loi était publiquement menacée de sévères sanctions.

Comme l'a relevé M. Christophe Aumeunier de la CGI, le Département a trouvé ainsi le moyen d'ennuyer en obligeant le propriétaire à entreprendre une procédure d'autorisation pouvant durer de quelques mois (au mieux) à plus d'un an, et parfois bien davantage.

Le coup de frein a ainsi été donné par le DT et non pas par le fait d'une prétendue inefficacité de la loi votée.

En effet, le non-respect de l'autonomie communale prétexté par la gauche aurait facilement pu être réglé par une consultation idoine assorti d'un délai de réponse de 30 jours.

Quant au respect des diverses règles et normes applicables qu'impliquerait une conversion, sans travaux (notamment quant à la sécurité, aux places de stationnement, etc.), il demeure de la responsabilité du propriétaire. Il s'agit donc de l'instauration d'un régime de contrôle étatique 'a posteriori'.

4. Cela étant, comme l'a également relevé le Secrétaire général de la CGI, les propriétaires ne sont pas encore entièrement familiarisés avec ces opérations de conversions et il est vrai que tout local commercial ne se prête pas à pareille opération en raison de nombreuses contraintes.

Mais ce qui nous interpelle: Alors que la gauche hurle et s'indigne de la pénurie persistante de logements, il est incompréhensible qu'elle s'évertue à mettre les bâtons dans les roues dans ce qui constitue la manière la plus évidente d'en créer rapidement.

Pour les Verts, et notamment le Conseiller d'État en fonction, leur prise de position est encore moins décodable: Comment justifier des constructions sur des terrains non-bâtis, quelque soit leur zone, impliquant la plupart du temps un abattage d'arbres en nombre, alors que la conversion de bureaux en logements nous en préserve?

La réponse n'est pas immédiatement visible: Le pouvoir politique implique de trouver des électeurs et pour cela il n'est plus à démontrer que le 'logement d'État', et dans la plupart des cas subventionné, en fournit plus à la gauche que le 'logement libre'.

CQFD, malheureusement!

 

 

 

 

 

12:09 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

De plus en plus de suisses et de genevois s'exilent de Genève, on a pas de chiffre, mais c'est impressionnant, je l'ai constaté dans un des quartiers du centre de Genève !

Écrit par : Corto | 19/08/2018

Sans parler de la bande qui sévit au tribunal des baux !

Ils y vont à la louche pour ceux qui ont le malheur d'être suisses et d'origine suisse !

A mon avis, Genève est sacrifiée, allez faire un petit tours à Zurich et vous verrez la différence !

Ca en est au point que la RTS se voit obligée de mentir sur la sécurité des jeunes qui osent encore sortir le soir dans la ville de Genève !

Comme si il n'y avait que l'horrible agression d'il y a 10 jours, tous les soirs des personne sont agressées violemment à Genève !

Écrit par : Corto | 19/08/2018

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