05/04/2018

'America First', 'Genève d'abord' et la 'République en Marche' sur Genève..

Assez étonnamment, Donald Trump n'a pas déclaré la guerre sur terre, mer et ciel suite au slogan largement utilisé de 'Genève d'abord', pâle copie de 'America First'.

Ne se sentant pas directement menacé, et Genève (et la Suisse) s'étant, par ailleurs, déjà largement prosternée en toute matière, il a pris l'option d'être magnanime.

Ce qui prouve à ceux qui pouvaient encore en douter que le 45ème Président des États Unis d'Amérique est bel et bien un homme d'une rare stature.

Quant aux représentants limitrophes de la 'République en Marche', censés faire illusion sur une 'France à l'Arrêt', le fait d'avoir repris l'allure pour l'intégrer dans la dénomination d'un parti genevois, semble les avoir incommodés au point de mandater la 'fine fleur' du barreau genevois afin que cesse l'insoutenable menace.

C'est qu'ils ne nous aiment pas beaucoup en la 'Terra Incognita' du futur 'Grand Genève'.

Normal, on finit toujours par secrètement détester ceux dont on dépend.

Et la France socialiste n'a jamais cherché à cacher un mépris certain pour toute forme de prospérité ou de richesse (F. Hollande: 'Je n'aime pas les riches.' J.-L. Mélenchon: 'Qu'ils s'en aillent, tous!' Sans compter les trop nombreux 'Fout le camp, sale riche!')

Son idéal égalitariste se décline de manière dogmatique vers le bas, jamais vers le haut.

Alors, on comprend mieux la soif d'ingérence de la 'République en Marche' dans le débat démocratique de notre petit canton.

Le 'Genève en Marche'? Pas bien!

Vu que ce parti prétend notamment de manière impie que davantage de gros contribuables serait salutaire pour le canton, sa classe moyenne et pour assurer les prestations à la population, il mérite obligatoirement le bûcher!

Cela a été largement relayé dans les médias français: 'Genève en Marche' ne partage pas les mêmes valeurs que la 'République en Marche'.

Encore heureux!

Mais est-ce suffisant pour justifier une ingérence allant jusqu'à fausser le jeu démocratique de notre canton à quelques jours des élections?

Ce parti français doit-il pouvoir abuser de sa puissance, dicter sa loi et éradiquer un parti genevois sous prétexte que ses idéaux lui sont contraires?

Bien évidemment que non!

Une question mérite cependant d'être posée: Qui est réellement derrière les agissements de la République en Marche?

Tout cela ne serait que manipulation politique?

Dernière précision: Contrairement à ce que laissent entendre les médias français, Genève en Marche laisse à d'autres formations politiques la basse besogne de vouloir monter les genevois contre les frontaliers à des fins électoralistes.

Que cela soit clair, pour Genève en Marche, la manne frontalière est tout simplement indispensable pour le tissu PME genevois.

Toute préférence cantonale, pour peu qu'elle soit étendue au privé, doit nécessairement être assortie d'une condition de parité de compétence et salariale et mise en œuvre sans excès bureaucratique.

Tout l'inverse des initiatives 'toxiques' qui circulent à l'aube des élections du 15 avril prochain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:40 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |