23/04/2018

Genève: Arrivées, en nombre, de ceux qui coûtent, et départs, en nombre, de ceux qui paient..

Que cela soit en nombre de fonctionnaires par habitant (le plus élevé de Suisse) ou en francs, la dimension de l'appareil d'État genevois, et la dépense publique liée à son fonctionnement, est tout simplement démesurée.

Mais au lieu d'insuffler quelque décence à ceux qui en détiennent les manettes, il semble que tous les Services d'État se soient donnés le mot afin de convaincre qu'ils survivent en 'sous-effectifs' et que leurs 'vaches sacrées' au statut napoléonien ne seraient pas assez rémunérées.

Même son de cloche pour les prestations à la population, jugées 'insuffisantes' par ceux qui en bénéficient parmi lesquels il convient de citer les forces de gauche qui s'en nourrissent sur le plan politique.

Or, à Genève, elles atteignent un niveau incomparablement plus élevé à celui des autres cantons et caracolent très largement en tête du classement européen.

Sans compter une politique du logement social irresponsable, toujours pour des motifs électoralistes, qui prévoit plus de 50% de logements aidés (PAV 62%/ Adret-Pont Rouge 80%)!

Pas étonnant, dès lors, qu'à Genève la pression fiscale (revenu/ fortune) soit la plus élevée de Suisse, et de loin.

Petit rappel: le budget de l'État de Genève est d'environ 8,500 milliards pour 500'000 habitants et la dette d'environ une petite vingtaine de milliards (en tenant compte des besoins de la CPEG, mais sans compter les communes).

Où l'on constate qu'un budget équilibré, ou présenter des comptes excédentaires, n'est pas vertu en soi.

Pour désespérer, rappelons que la Ville de Paris (chiffres 2017) 'tourne' avec un budget de fonctionnement de 7,692 milliards d'Euros et de 1,690 milliard d'Euros d'investissement et, tenez vous bien, avec un endettement de 6 milliards d'Euros!

Si nous avons pour habitude de brocarder les français sur leur incapacité à gérer une quelconque collectivité publique, alors que dire de nos 'petits génies' locaux face à cet échec désastreux.

Et que dire des prétentions de la gauche qui s'opposent, entre autres, à la réforme de l'imposition des entreprises, avec les risques majeurs que cela comporte pour l'emploi, qui commandent une majoration de l'impôt sur le revenu, sur la fortune et une hausse de diverses taxes et, bien évidemment, la suppression du bouclier fiscal (qui a pour mission d'éviter une imposition dite confiscatoire).

Si votés, ces projets proposés par la gauche engendreraient un taux de chômage jamais atteint et des taux d'imposition allant parfois au delà du 100% sur le revenu net imposable pour les quelques 2'500 contribuables bénéficiant du bouclier fiscal et qui représentent une partie prépondérante des recettes fiscales du canton.

Sincèrement, si acceptés, vous croyez vraiment que les entreprises concernées ou que ces gros contributeurs resteront à Genève?

Et dans la négative, qui seront les premiers à souffrir de leur départ?

Il est curieux que le Département des finances cherche à minimiser l'ampleur des délocalisations fiscales.

Alors pourquoi avoir engagé une horde de contrôleurs dont la mission consiste notamment à vérifier la matérialité de l'exode?

Si réellement, à l'instar de Mélenchon votre mot d'ordre est 'qu'ils s'en aillent tous' ou 'non au chantage des riches', très bien, mais alors il faudra assumer.

Le 6 mai, n'oubliez pas de mettre votre réveil!

 

11:09 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |