Avocat-Député au Grand Conseil

27/06/2014

La doctrine politique et économique du Mouvement Citoyens Genevois

'Ni gauche, ni droite' ne veut pas dire 'balle au centre'.

Le centre n'est que marécage stagnant ne pouvant émettre que de l'immobilisme nauséabond. Un exemple illustrant ce type d'environnement funeste nous est fourni par la législature qui vient de s'écouler.

Pour être potable, l'eau doit circuler.

Prenons la première partie de la proposition 'ni gauche'. Que signifie-t-elle?

Elle signifie l'exigence d'une économie forte, de croissance.

Dès lors, le MCG sera du côté de l'action politique défendant la propriété privée et la liberté du commerce et de l'industrie, les deux piliers fondateurs d'une économie libérale de marché.

Il combattra toute sur-réglementation ou fiscalité étouffant l'appareil de production.

Le maître mot est souplesse permettant l'adaptabilité.

Le 'moteur' économique doit tourner rond et 'respirer'. C'est là une préoccupation première du MCG.

Ainsi de nombreux projets de lois ont été déposés dernièrement dans ce sens par le MCG et ce notamment en matière de logement et de fiscalité.

En matière fiscale, il convient d'attacher une importance toute particulière à ne pas faire fuir nos meilleurs contribuables.

Ne l'oublions pas, le 3% des contribuables genevois fournissent plus de 30% des recettes fiscales. Il faut à tout prix les conserver!

Par ailleurs, le 40% de la population ne paie aucun impôt. Cela est inacceptable et doit changer!

La fiscalité ne doit pas 'assassiner' les classes moyennes ni être confiscatoire pour les plus aisés, c'est là une exigence de notre Haute Cour et un impératif moral.

Seule une économie de croissance fournira les moyens d'une politique de solidarité par le truchement de la redistribution au travers l'impôt.

C'est le versant 'ni droite' de la doctrine du MCG: Une partie des ressources dont on favorise la création doit servir pour venir en aide aux plus faibles.

Il s'agit de l'axe de préoccupation majeur du MCG, l'exigence d'une politique sociale efficace.

Mais attention, l'État social pèse (trop) lourd à Genève et il convient d'alléger cette charge en faisant la traque aux resquilleurs, profiteurs, tricheurs et parasites.

Ce n'est pas pour eux que l'effort de travail est fourni.

En quoi le poids du public doit également être allégé. Le fardeau est trop lourd à porter et des économies se doivent d'être trouvées (chasse aux doublons, etc.).

Finalement, le MCG prône un État fort, soit un État respecté, assurant les tâches régaliennes avec efficacité, sans chercher à se réfugier derrière un 'politiquement correct'.

Un État fort ne court pas les créanciers car il s'assure d'un endettement raisonnable. La lutte contre le déséquilibre financier et le surendettement de l'État est le troisième axe de lutte du MCG.

Seul le MCG, pleinement associé aux Nouvelles Forces de Progrès du Grand Conseil, représentant 66 députés, prend le taureau par les cornes et ose affronter ces vastes enjeux avec courage, lucidité et détermination.

Il le doit à la population genevoise qui lui a fait confiance et qui l'a porté là où il est.





08:29 Publié dans Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |