Avocat-Député au Grand Conseil

02/01/2016

La gauche genevoise: Un pied dans la gamelle et un pied dans la tirelire!

Ca se passe comme cela dans la 'République exemplaire' rêvée par les socialistes.

Il n'y a plus assez de sous?

Pas grave, augmentons les impôts (à Genève, la classe moyenne paie le double de ce qu'elle paie dans les autres cantons)!

Vous êtes imposé à plus de 100% du revenu? (Oui, c'est possible, malgré le bouclier fiscal!).

'Et alors', s'écrie un élu socialiste, 'cela ne me choque pas'.

Normal, c'est pas lui qui bosse ni lui qui paye.

Et à la question 'Ne croyez vous pas qu'avec une imposition confiscatoire (pourtant interdite par le Tribunal fédéral) les 'sales riches' risquent de se faire la malle?', la réponse est catégorique, sans appel: 'Ils sont trop bien chez nous!'.

Pour ce qui concerne une éventuelle délocalisation de nos employeurs, la réplique de la gauche se veut plus scientifique: 'Vu la qualité reconnue des conditions-cadre à Genève (logement, mobilité, sécurité), aucun employeur ne délocalisera et l'impôt de 24% sur le bénéfice sera et continuera à être payé dans l'allégresse' (quand bien même il serait de 13% à quelques encablures).

Un État trop obèse?

'Pas du tout', s'indigne un élu vert.

'Il faut encore étoffer l'offre de prestations publiques et engager des fonctionnaires', argumente, sans rire, un élu d'EAG.

Il est vrai que c'est est le prix à payer pour tendre vers un déficit de type 'trou noir', le seul objet physique 'fétiche' du PS.

Mais soyons, par ailleurs, à l'écoute de radio DIP: 'Une heure de préparation pour une heure de cours, cela ne se dispute pas!'

Ayant moi-même enseigné, je l'affirme haut et fort et d'ailleurs tout le monde en est convaincu: 10 minutes suffisent amplement!

Quoi? Un enseignant en géo aurait besoin d'une heure de préparation pour un cours qu'il répète en mode 'copier/ coller' depuis des décennies?

De qui se moque-t-on?

Pire, il conviendrait, selon le DIP, de trouver le moyen d'indemniser les mandarins-enseignants des indemnités non perçues, faute de cause valable!

Et tout cela n'empêche pas la gauche de quêter des suffrages au nom de 'la morale socialiste' et des 'valeurs républicaines'.

Mieux, c'est dans ce contexte financier suicidaire, où les 'forces de progrès' vouent un véritable culte au gaspillage institutionnalisé, que l'on nous présente un budget 2016 déficitaire.

Est-ce responsable?

S'il doit y avoir un budget 2016, il ne pourra être que largement bénéficiaire, et ce pour plusieurs raisons:

1. On ne doit plus hypothéquer l'avenir des générations futures en fuyant un réel (déprimé) qui finira fatalement par nous rattraper.

2. Il convient de rassurer nos créanciers en constituant des provisions afin de commencer à rembourser la dette abyssale du canton (sans parler de la recapitalisation de la Caisse des fonctionnaires) en profitant de la configuration actuelle des taux bas.

3. Nous devons maîtriser nos besoins et nous adapter à des moyens qu'une charge fiscale 'durable' peut générer ou produire.

Dès lors, des réformes importantes s'imposent, à tous les niveaux, et pour cela il faut du courage, du courage politique.

L'absence de réformes en profondeur, entreprises sans tarder, nous conduira inévitablement vers une faillite et une mise sous tutelle.

Beaucoup d'entre nous en sont conscients: On en est pas très loin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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