Avocat-Député au Grand Conseil

16/07/2015

Au menu de la gauche genevoise: Plus de dette, plus d'impôts, plus de fonctionnaires et angélisme sécuritaire

En 2015/ 2016, il va falloir choisir:

1. Maintien des allégements fiscaux pour les entreprises qui s'installent (si conditions réalisées) ou mise en danger de dizaines de milliers d'emplois. Il est en effet totalement irréaliste de supposer qu'une charge fiscale faisant le double de celle pratiquée à quelques kilomètres n'engendrera aucune délocalisation. La gauche a choisi: elle opte pour le chômage massif plutôt que de concéder au principe de réalité. Et vous, votre choix?

2. Alors que Genève est le canton qui impose le plus lourdement les personnes physiques (on y paye le double d'impôts, en moyenne, par rapport aux autres cantons), la gauche souhaite imposer encore d'avantage les classes moyennes et supérieures avec notamment un exode massif de nos meilleurs contribuables à la clé. Voulons-nous vraiment aller dans cette direction alors que les premières victimes de cette délocalisation annoncée seront précisément les plus démunis? Par ailleurs, trouvez-vous normal que le 40% de la population genevoise ne paye aucun impôt? Et ne faut-il pas prendre en compte que le 0,7% des contribuables représentent le 70% des recettes fiscales de l'impôt sur la fortune? Ne vaut-il pas mieux tout faire pour qu'ils restent plutôt que de les faire fuir?

3. La réforme fiscale des entreprises RIE III est bien évidemment indispensable aux fins de maintenir le niveau de l'emploi. Notre imposition des personnes morales à hauteur de 24% ne pourra rivaliser avec celle des cantons voisins qui s'établira autour d'un taux unique de 13%. La gauche plutôt que de prendre la mesure de l'importance de l'enjeu préfère s'enfermer dans un dogmatisme béat qui lui a fait perdre massivement toutes les votations en la matière à ce jour (forfaits fiscaux, droits de succession, etc.). Or, contrer cette réforme revient à induire un chômage local de milliers de personnes aujourd'hui encore actives. Alors, selon vous, convient-il de plébisciter le chômage ou l'emploi?

4. Le canton de Genève compte, en substance, le double de fonctionnaires par habitant en comparaison avec d'autres cantons, plus efficaces. Est-il vraiment indispensable d'en accroître encore le nombre et proportion? L'Etat n'est-il pas déjà pourvu en nombre suffisant? Une approche plus critique semble devoir s'imposer, non? Souhaitons-nous frôler le frein à l'endettement? Comment nos créanciers vont-ils réagir à toute demande de crédit alors que les doctrinaires de gauche ont d'ores et déjà annoncé que la dette ne sera jamais remboursée? Rassurant, non?

5. Sur le plan de la sécurité/ salubrité, jusqu'à quand allons-nous tolérer des dealers qui vendent de la drogue à nos enfants à la sortie des écoles en toute impunité pendant que des contractuels 'collent' nos véhicules. L'accent est-il mis là où il convient? Ne payons-nous pas assez d'impôts pour être en mesure de pouvoir exiger une ville propre et sûre? N'avons-nous pas déjà payé assez cher le respect par nos autorités du 'politiquement correct' qui ne fait plus que protéger ceux qui devraient être poursuivis?

6. Devons-nous vraiment tout faire pour protéger le vivier électoral de la gauche en interdisant toute vente d'appartement loué, alors que propriétaire et locataire sont d'accords et que cette opération permettrait au locataire de réaliser une économie de loyer pouvant aller au-delà de 60% de son loyer courant? La gauche a-t-elle déjà proposé un projet plus alléchant pour ses protégés?

7. Et finalement, convient-il de favoriser à tout prix le clientélisme de la gauche en priorisant la construction de logements aidés uniquement destinés aux plus défavorisés nécessitant l'aide sociale par ailleurs? Ne faut-il pas également faire place à des logements pour des contribuables qui pourraient améliorer l'image des recettes fiscales du canton?

En résumé, le genevois aura le choix en 2015/ 2016 entre le renforcement d'une spirale de la misère et une éventuelle sortie de tunnel.

Faites vos jeux, car bientôt, rien n'ira plus...

 

 

 

 

 

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