Avocat-Député au Grand Conseil

17/04/2016

L'ADN de la gauche genevoise: le clientélisme outrancier...

Le clientélisme politique, c'est le racolage idéologique et/ou financier, par intérêt électoral, surtout lorsqu'il est pratiqué au détriment de l'intérêt général ou de la partie de la population dont on prétend défendre les intérêts.

Cette définition colle tellement bien à la peau de la gauche genevoise (le très uni EAG, plus les partis 'frères', soit le PS et les Verts), qu'elle pourrait aujourd'hui être transposée indifféremment dans Wikipédia sous: 'la gauche' ou: 'le clientélisme'.

C'est pareil et parfaitement synonyme.

L'avantage avec les mots d'ordre et les prises de position de la gauche est qu'un décodeur relativement peu sophistiqué suffit amplement afin de pouvoir en saisir toutes les 'subtilités'.

Un ou deux exemples pris au hasard (ou presque):

a. Le 'bouclier fiscal' doit sauter! Les 'sales riches' n'ont qu'à payer! Et le gauchiste, de type 'modèle de base' se dira: Chouette! La gauche nous défend, car 'ces salauds vont raquer' et le produit de ce racket nous permettra de bénéficier d'avantage de privilèges ou d'aide sociale. Total: des voix pour la gauche! Total? Non, sous-total, car malgré le bouclier fiscal, les 3'000 et quelques contribuables qui en bénéficient paient plus de 90% d'impôts sur le revenu imposable. Pour les partis qui prônent la confiscation, cela n'est pas assez et il convient de supprimer ce côté encore par trop 'paradis fiscal' de Genève. Le problème est que ce 0,7% de la population genevoise représente plus de 70% des recettes fiscales au titre de l'impôt sur la fortune. Mais la gauche a (toujours) raison. Faisons en quelque sorte qu'ils prennent la poudre d'escampette! Question: qui va trinquer pour finir? Les plus pauvres, les plus faibles, car se sont leurs aides qui seront supprimées en premier. Merci la gauche!

b. RIE III: Même combat. Sous prétexte de sauver les prestations publiques, la gauche prend le risque de sacrifier plus de 70'000 emplois à Genève! Question: Y a-t-il manière plus efficace de mettre en danger ces fameuses prestations que de maintenir les niveaux d'imposition actuels pour les personnes morales? Les futurs chômeurs tiennent d'ores et déjà à remercier chaleureusement la gauche de les avoir défendus si efficacement!

c. Votation cantonale LDTR du 5 juin 2016 qui vise à renforcer la protection du locataire: La gauche a établi son pouvoir aristocratique, de type féodal, sur ce qu'elle considère comme étant ses 'vassaux' ou 'sujets électoraux', savoir une proportion 'captive' de la population constituée de 83% de locataires. Attendu que la loi votée le 13 novembre 2015 par le Grand Conseil et largement saluée par la presse permettra à ces mêmes locataires de devenir propriétaires, s'ils le souhaitent, à des conditions encore plus favorables que celles qui s'appliquent en zone de développement pour le logement social, on s'interroge pourquoi la gauche a déposé un référendum contre une loi qui va manifestement dans le sens de l'intérêt des locataires. Réponse: il suffit de brancher le décodeur (modèle mai '68) et on comprendra qu'un locataire en moins c'est un client en moins, que ce soit pour la gauche ou l'Asloca. CQFD! Toujours convaincus que la gauche et l'Asloca sont du côté des locataires? Non, bien sûr, car en réalité, ils roulent d'abord pour eux!

Beaucoup de leurs fidèles se trouvent encore dans la 'grotte de Platon', mais il devient par ailleurs évident que l'illusion fait de moins en moins recette.

Et c'est tant mieux!

 

 

 

 

 

 

09:44 Publié dans Air du temps, Genève, Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |