Avocat-Député au Grand Conseil

25/11/2017

Le bouclier de la colère..

'Ne bis in idem'.

Pas pour le les socialistes, qui ont osé revenir, devant le Grand Conseil, avec un projet de loi (PL 12210) qui propose de taxer 'les riches' à plus de 100% de leur revenu imposable!

Oui, qui osent revenir, car ce même projet, identique à la virgule près, venait d'être traité en discussion immédiate et en urgence, un mois auparavant, par la plénière du Grand Conseil et rejeté par le deux tiers des députés.

Et, cela n'étonnera personne, la gauche a protesté du fait que son projet de loi n'avait pas été renvoyé à la Commission fiscale afin de pouvoir être 'traité de manière démocratique'.

Mais un projet de loi rétablissant pour Genève la peine de mort, serait-il renvoyé à la Commission des droits de l'Homme ou éjecté au moyen d'une discussion immédiate?

A un mois d'intervalle donc, le texte socialiste (ou social-traître, selon la nomenclature de la vraie gauche) est à nouveau venu infester l'ordre du jour du parlement genevois et qui appelle de ses voeux un véritable arrêté d'expulsion, ou 'Ausweisung', pour tout contribuable disposant d'un revenu confortable ainsi que d'une fortune imposable de plus d'un million de francs suisses.

Tous ces 'lépreux', munis de leur crécelle et vêtements de ladre, sont ainsi cordialement invités à s'établir, sans délai, hors des 'genfer steuergrenze'.

Bien évidemment, ce texte aussi irresponsable que totalement contraire, de manière crasse, à notre ordre juridique fédéral et cantonal, a été rejeté, le jeudi 23 novembre 2017, par le deux tiers des députés, pour la deuxième fois, à un mois d'intervalle.

Le problème lié à l'exode de nos 'lépreux', ardemment souhaité par Ensemble à Gauche, les socialistes et les verts, c'est qu'ils représentent plus de 72% des recettes fiscales du canton.

Ainsi, cette terrible maladie contagieuse ne manquera pas, dans un deuxième temps, de réduire à néant la faculté de financer les prestations positives de l'État, à la faveur des plus faibles, dont le projet socialiste réclamait l'amplification pour des motifs purement électoralistes.

Dès lors, et je rejoins là l'analyse marxiste, ce type de projet est indubitablement 'social-traître', car de nature à induire l'inverse du but recherché (qui irait encore travailler, si on lui vole le 100% du produit de son activité?), mais surtout, quitte à voler, alors il faut aller jusqu'au bout et exproprier et confisquer toutes les possessions de ces 'sales riches' qui semblent pourrir le quotidien de l'Homme de gauche.

Cela, au moins, les régimes se prévalant de l'idéologie marxiste savaient le faire!

Tous ces projets fiscaux de la gauche, qui alourdissent encore et toujours une fiscalité genevoise déjà écrasante, que cela soit pour les personnes morales ou physiques, même si systématiquement rejetés, finissent par saper le moral de ceux qui travaillent, investissent, produisent, créent des emplois et paient leurs impôts, sans ne jamais rien demander à l'État.

Il n'y a pas un déjeuner ou un dîner entre personnes qui travaillent et possèdent quelque fortune où l'enfer fiscal genevois ne soit évoqué avec les moyens de pouvoir éventuellement s'y soustraire.

À quelques semaines de la reprise des travaux parlementaires sur le Projet Fiscal 17, qui a pour objet de réformer la fiscalité des entreprises afin de la rendre notamment compatible avec les engagements pris par la Suisse sur le plan international, je suis quelque peu déprimé par le constat que la gauche ne cesse de se conduire en pyromane.

Pourtant, avec le PF 17, ce sont là des dizaines de milliers d'emplois qui sont en jeu pour Genève et on ne peut que s'interroger sur les réelles intentions de la minorité politique.

C'est pourquoi il ne faut en aucun cas répéter les erreurs de la campagne de RIE III.

Soit la gauche s'accorde sur un Projet Fiscal 2017, raisonnable et acceptable par le tissus économique entrepreneurial et la majorité, ou alors on se passera de son accord.

Menace de manifs de rue et/ ou de référendum?

Il n'y a que la droite classique pour voir en la gauche, fortement minoritaire, autre chose qu'un 'tigre en papier'.

Et, croyez moi, ce dont la gauche nous menace n'est en rien comparable au cataclysme qui nous attend si le projet devait échouer.

Prenons-en acte: On ne peut plaire à tout le monde.

Et il est impossible de plaire à la gauche, sauf à capituler.

La rue et/ou le référendum?

Nous les aurons de toute façon.

Cela étant, pour contenir les projets fiscaux incendiaires à répétition, déposés par la gauche, un projet de loi sera très prochainement déposé par nos soins afin d'interdire qu'un même objet parlementaire puisse être déposé à moins d'un an d'intervalle après son vote.

Par ailleurs, si le projet de loi, ou autre objet normatif, devait contenir des dispositions manifestement contraires à notre ordre juridique, violant de manière crasse, comme cela a été le cas dernièrement, nos valeurs fondamentales et droits fondamentaux, dont le droit de propriété, la majorité simple du Grand Conseil pourra décider de suspendre le groupe parlementaire responsable du dépôt de l'objet concerné, pendant une à trois sessions parlementaires.

Je n'ai nul doute que ce projet de loi ne sera pas traité en discussion immédiate mais, au contraire, renvoyé à la Commission des droits politiques afin d'y être traité de la manière la plus démocratique qui soit.

EàG, les socialistes et les verts y veilleront.

 

 

 

 

 

 

 

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