26/04/2018

Conseil d'État 2018-2023

Dans le courant de la législature 2013-2018, nous avons subi la composition d'un Conseil d'État orienté au centre-gauche:

1. Aménagement du territoire/ logement: Les divers projets proposés par l'exécutif  cantonal respirent une forte idéologie de  gauche. Ainsi, la restructuration de la proportion de catégories de logements au sein des zones de développement prévoit un pourcentage de 49,5% de logements aidés par l'État. Est-ce raisonnable par les temps qui courent, sachant que chaque habitant induit un coût social de CHF 16'400.-/ an? Mieux, pour le PAV ce pourcentage est de 62% et pour le périmètre Adret-Pont-Rouge de 80%! Or, ces dizaines de milliers de futurs 'habitants aidés' ne produiront pas de recettes fiscales ou, en tout état, pas à la hauteur de leur coût social.

Comment allons-nous pouvoir combler pareil trou béant?

Pareille planification clientéliste irresponsable, même en France ils n'ont pas osé.

Avec les remaniements et projets en cours, sans oublier le CEVA, le 'Grand Genève' de demain ressemblera probablement davantage à un 'Grand Gaillard-Annemasse'.

Mais qui, au gouvernement, a osé dire 'stop', on va trop loin?

2. Fiscalité: Hormis la réforme PF 17 (ex RIE III), qui n'a toujours pas abouti, tous les projets gouvernementaux sont allés dans le sens d'une augmentation des taxes et impôts, alors que Genève est à proprement parler un véritable 'enfer fiscal' (et bureaucratique) qui fait d'ores et déjà fuir les entreprises et personnes physiques représentant une part prépondérante des recettes fiscales du canton.

Cet exode est nié, voire moqué, par la gauche, mais également par le Département des finances qui en minimise la réalité.

Certains dénoncent cette érosion, mais il y aura bien un moment où cet état de fait nous sautera tous à la figure.

Par peur d'un référendum et de manifestations de rue, le Conseil d'État cherche absolument un consensus avec la gauche pour réussir la réforme fiscale de l'imposition des entreprises. Or, la gauche a pourtant clairement signifié ne vouloir concéder en rien.

À quoi bon continuer sur cette voie?

Pour sauver l'emploi, une concertation constructive avec les milieux intéressés permettra de constituer une majorité confortable, à la fois parlementaire et populaire, car personne ne souhaite voir des dizaines de milliers de chômeurs.

Mais pour explorer cette piste, il faut du courage politique.

Et il faut bien reconnaître que cette vertu n'a pas vraiment caractérisé l'exécutif cantonal 2013-2018.

3. Santé/ emploi: Ni gauche, ni droite, bien au contraire! Mauro POGGIA déclare souhaiter élus trois Conseillers d'État de gauche. Aïe, ça part mal!

4. Instruction publique: Rien d'inhabituel (ni de spectaculaire) pour cet indécrottable bastion de la pensée dominante. Une gestion insipide et inodore mais pas incolore. Le changement serait-il pour maintenant?

5. Économie: Attention à la dérive de type 'énarque' (déconnexion de la réalité économique).

6. Mobilité: Le Conseiller d'État le plus à droite (et le plus courageux) a hérité de diverses équations quasi impossibles à résoudre. La condescendance dont il a fait l'objet de la part de ses adversaires (ou parfois collègues) politiques, de tous bords, sans oublier la presse, ont fait que je place Luc BARTHASSAT tout en haut de la liste des favoris.

7. Finances publiques/ CPEG: Avec la configuration parlementaire sortie des urnes, attachez vos ceintures, il y aura de belles turbulences. Cela va être très compliqué..

Vous l'aurez compris, l'enthousiasme ne règne pas, mais par défaut, il faut bien évidemment voter pour les candidats de l'Entente, Yves NIDEGGER et Mauro POGGIA, pour composer la mouture du Conseil d'État 2018-2023.

Question: La 'droite' est-elle aussi peu pourvue qu'elle ne puisse au moins présenter autant de candidats qu'il y a de sièges à attribuer?

La réponse est probablement 'stratégique'.

Quelle misère..

 

 

 

 

 

 

 

 

16:07 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |