Le blog de Ronald Zacharias

  • Covid-19, recettes fiscales et fiscalité

    Imprimer

    Le confinement vise à aplatir la courbe de contamination du Covid-19 afin de préserver la capacité de notre système de santé.

    Il a également pour but de préserver la population, dans la mesure du possible, et plus particulièrement les personnes dites 'à risque'.

    Le coût de ces mesures drastiques, soit le ralentissement de nos économies, impacteront de manière sévère les futures rentrées fiscales et, par conséquent, l'équilibre budgétaire des États concernés.

    Lors de mon passage au Grand Conseil (législature 2013-2018), j'ai déposé plusieurs projets de lois destinés à combattre toute imposition confiscatoire ou grevant sérieusement l'attractivité du canton de Genève.

    Je considérais, en effet, que le sous-jacent, soit la dimension de l'appareil d'État et ses dépenses étaient excessives et parfois fortement empreintes d'un gaspillage éhonté.

    Mon opinion sur ce sujet n'a pas vraiment varié.

    Cela dit, nous vivons aujourd'hui une situation réellement exceptionnelle.

    C'est pourquoi je considère que lorsque l'on a le privilège de pouvoir bénéficier de revenus importants, ce privilège doit s'accompagner d'une responsabilité de solidarité sociale accrue pour aider à faire face.

    Dès lors, une majoration de l'impôt sur le revenu de 10%, à considérer comme une 'taxe de solidarité', à partir d'un seuil à définir, ne me semblerait pas excessive, si appliquée pendant une période limitée dans le temps, et à condition que les recettes fiscales y relatives soient affectées en faveur du tissu PME et des plus démunis.

    J'irais même jusqu'à souhaiter que pareille initiative puisse venir de la 'droite', ses adversaires politiques n'ayant pas l'exclusivité de l'esprit de corps.

     

     

    Lien permanent Catégories : Air du temps 1 commentaire